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Renault Nissan créent 6000 postes directs et 30000 postes indirects
Écrit par Le Matin
19-01-2008
Le Premier ministre Abbas El Fassi a présidé, vendredi à Rabat, la cérémonie de signature d'un accord cadre et de six accords d'application entre le Maroc et l'Alliance Renault Nissan pour la réalisation du projet d'implantation d'un complexe industriel dans la zone franche de Tanger Med.
Les accords signés en présence notamment de l'ambassadeur de France et de l'ambassadeur du Japon concernent, entre autres, le raccordement du site du projet au réseau eau potable, l'approvisionnement du futur complexe en énergie électrique et en gaz naturel ainsi que la mise en place de liaisons ferroviaires et autoroutières. Pour le Premier ministre, l'importance de projet d'envergure réside à la fois dans ses retombées économiques et sociales ainsi que dans le volume de l'investissement. En effet, l'investissement prévu tourne autour à 600 millions euros (avec une première phase atteignant 350 millions euros) et le nombre d'emplois directs susceptibles d'être créés se monte à 6000 (30.000 emplois indirects).
Selon les responsables des deux côtés, l'Alliance Renault Nissan démarre les travaux d'implantation en janvier 2008. La majeure partie des véhicules produits (90%) est destinée à l'export et 60% de leurs composantes seront fabriquées localement. La capacité de production de ce complexe sera de 200.000 unités par an dans un premier temps pour atteindre 400.000 à partir de 2011.
Pour rappel lors de la signature du protocole d'intention entre le Maroc et l'Alliance Renault-Nissan relatif à l'implantation de ce projet industriel de taille, le gouvernement s'était engagé à mettre à la disposition de l'Alliance un terrain d'une superficie de 300 ha aménagé et viabilisé, situé dans la zone franche de Melloussa. L'Etat s'était engagé, également, à réserver des espaces dédiés aux équipementiers appelés à s'installer autour de l'usine et à mettre à leur disposition un système incitatif approprié dans le cadre de l'offre automobile du plan Emergence.
Le Premier ministre, qui n'a pas manqué de se féliciter de la signature desdits accords, a mis l'accent sur l'importance de ce projet «qui constituera l'une des réalisations industrielles les plus importantes dans le Royaume et l'un des centres de production automobile les plus performants du pourtour méditerranéen».
Abbas El Fassi a indiqué également que les accords signés «traduisent l'engagement du gouvernement marocain à accompagner et à réussir cette entreprise et reflètent sa confiance dans l'Alliance Renault-Nissan». Par ailleurs, le responsable gouvernemental a affirmé que la politique des grands chantiers structurants adoptée par le Royaume visait à renforcer les infrastructures du Maroc et à en faire «une plateforme régionale d'investissement, de production et d'échanges, attractive et performante, située au carrefour de l'Union européenne et de l'Espace méditerranéen».
Pour sa part, le représentant de la société du projet Renault Tanger Méditerranée, Christian Estève, a souligné le caractère fondamental du partenariat entre les deux parties. Il a indiqué également l'ampleur de la tâche qui attend les deux côtés. «Ce que nous allons faire est considérable, parce que nous avons à créer une véritable industrie automobile intégrée en l'espace de trois ans», a-t-il déclaré, ajoutant que le Maroc «peut compter sur Renault pour le développement du secteur automobile».
Un bon point qui constitue, à coup sûr, une note de plus en faveur du Royaume dont l'ambition d'être une terre d'investissement se confirme de projet en projet.n --------------------------------
Emergence
Visiblement, la politique des chantiers structurants menée par le Maroc commence à porter ses fruits. La preuve, le mégaprojet de Tanger Med qui, à peine inauguré, s'apprête à abriter l'un des plus grands projets industriels jamais réalisés au Maroc : une usine d'assemblage de voitures sur un terrain de 300 ha dans la zone économique spéciale de Tanger Med, avec une capacité de production de 200.000 véhicules par an à partir de 2010.
Selon beaucoup d'observateurs économiques, le Maroc commence donc à récolter les dividendes de sa politique de grands chantiers et des réformes volontaristes entreprises par son gouvernement ces dernières années. Difficile de ne pas faire le lien entre ce projet aux retombées socioéconomiques incontestables et le plan Emergence qui avait fait du développement de l'industrie automobile un axe stratégique de l'essor industriel du Royaume.
Ce plan se fixe comme objectif principal d'amener les industriels étrangers à investir au Maroc et à bénéficier des avantages offerts par notre pays sur les plans des infrastructures, de la logistique, de la fiscalité et des ressources humaines qualifiées.